Restauration Porsche 944 Turbo 1991
L'achat
Mon ancienne 944 atmo de 1988 (160 ch) |
En
janvier 2003, je vais chez un ami qui possède une belle Porsche
944 Turbo de 1991 à vendre. Cherchant justement à remplacer
la mienne, je revend ma Porsche 944 atmosphérique de 1988 et je lui
achète la sienne quelques semaines plus tard. Lors de l'essai, je
trouve que la voiture n'a pas une puissance énorme. C'est vrai que
sorti de la 944 Turbo Cup 300 ch, j'ai peut être une vision un peu
déformée... On fait plusieurs essais et je constate que la pression de turbo n'est pas au maximum. On devrait obtenir entre 1,7 et 1,8 bar de pression totale (pression atmosphérique + pression de suralimentation) au manomètre du tableau de bord mais je n'obtiens que 1,6 bar environ. Ce manomètre n'étant pas très fiable, j'évite de lui prêter trop d'attention. On conclût l'affaire, mais je reste certain que cette voiture n'a pas toute sa puissance au moment où je l'achète, ce qui n'est pas critique car les Turbo sont souvent soumises à ce genre de petits problèmes de suralimentation, entre les durites qui fatiguent, la vannes 3 voies, la dump valve ou d'autres choses qui se débranchent, on aura bien le temps de trouver la cause plus tard. |
Ma nouvelle 944 Turbo de 1991 (250 ch) |
Le retour
| Sur le chemin du retour jusqu'à chez moi (400 kms environ), j'en profite pour faire quelques essais. On roule en "convoi" avec ma nouvelle Turbo 250 ch et une 944 S2 (211 ch) d'un ami. A l'accélération, je n'arrive pas à le lâcher. Quand lui accélère, je suis juste derrière mais je ne remonte pas. Au tableau de bord, ma pression est désormais à 1,4 bar... il y a un problème... |
Les 2 semaines qui suivent
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On me montre comment identifier des problèmes sur le capteur de papillon des gaz (le TPS, voir figure 1 pour le localiser). Cette pièce comporte 3 états :
Le TPS est
fixé par le centre et est maintenant sur les 2 extrémités
par des trous oblonds. Lorsqu'il est bien réglé, on doit
entendre un petit clic dès que l'on touche à peine au papillon
des gaz. Ceci permet de savoir que le TPS est passé du mode "ralenti"
au mode de "fonctionnement". Impossible par contre de savoir
s'il fonctionne à pleine charge car on ne peut pas écouter
et rouler en même temps. |
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Par la suite, je vais vérifier les boitiers électroniques KLR et DME qui s'occupent de la gestion moteur (injection, allumage entre autre). Sur un des boitiers, une durite arrive permettant au boitier d'obtenir la pression contenue dans la pipe d'admission et d'en tenir compte. Les boitiers sont à l'intérieur de la voiture, sous la moquette, en dessous des pieds du passager. Ils sont tenus par une grosse plaque en bois. Après vérification, les boitiers sont les bons, il n'y a pas de "puce miracle" installée, tout devrait se passer pour le mieux à ce niveau. Ils peuvent être HS... mais je doute.. Pour être
sûr que le boitier possède la bonne information concernant
la pression, je nettoie la durite qui va de la pipe d'admission au boitier.
En débranchant l'extrémité côté boitier,
j'injecte du nettoyant frein depuis le côté moteur qui se
vide dans un petit bocal de l'autre côté. Ensuite, j'utilise
le compresseur d'air (celui fourni avec la voiture, il est suffisant)
pour bien nettoyer le conduit et vérifier que l'air passe dans
la durite. J'en profite pour bien nettoyer les écrous banjo qui
sont autour. Petit essai sur route... toujours pas mieux... |
La limaille trouvée dans la CBV |
La membrane percée |
Sous un autre angle |
La nouvelle CBV (modèle 993 bi-turbo) |
Bref, à ce moment là, la voiture n'a toujours pas récupéré sa pression de turbo, et il commence à y avoir de sérieux doutes sur le problème. Il va falloir commencer à démonter plus que jusqu'à maintenant pour vérifier l'état des organes importants.