Restauration Porsche 944 Turbo 1991

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Quelques chiffres

Résumons un peu tous ces travaux avec quelques chiffres et constatations diverses... Au total, il aura donc fallu 2 ans et demi pour que tout soit terminé et parfaitement en ordre, cela aurait pû être plus rapide certes. J'ai fait 26.000 kms depuis la remise en route initiale et le montant de mes factures (quasiment que des pièces et sans compter l'achat de la voiture) dépasse les 17.000 euros.

La consommation moyenne avec mes 330 ch et 50 mkg se situe aux alentours de 13 litres aux cents. J'ai réussi à descendre à 10 litres aux cents sur un parcours stabilisé à 150 km/h compteur. En règle générale, j'ai une autonomie de 450 kms entre deux pleins d'essence. Je n'ai pas fait de circuit avec cette voiture donc pas de chiffres de ce côté là. Cependant avec ma 944 Turbo Cup, les deux moyennes calculées sur circuit ont donné 46 litres aux cents à chaque fois. A relativiser vu que c'est une voiture de course qui n'est pas conçue pour être économique mais juste pour être performante.

Le temps de chauffe nécessaire pour atteindre les 80/90 °C en température d'huile est d'environ 20 kms ou 20 minutes lorsqu'il fait 10°C dehors et que je roule avec la Castrol RS 10w60. Le temps est prépondérant sur le kilométrage. Si je démarre la voiture et que je la laisse au ralenti pendant 20 minutes, j'ai atteint les 80°C ou pas loin. En usage normal la température d'huile reste stable entre 100 et 110°C. En sollicitation elle monte à 120° et j'ai même atteint 130°C une fois. Porsche indique une température maximum admissible de 140°C. La température atteinte dépend bien sûr des conditions extérieures mais aussi de la qualité de l'huile utilisée et de la gestion électronique. Avec 2 boitiers différents, je constate une température moyenne plus basse de 5 voire 10°C dans un cas... En usage route, même intense, tout est bon. En usage circuit pur, les températures seraient à vérifier, nécessitant peut être l'installation d'un deuxième radiateur d'huile ou le remplacement de l'actuel par un plus gros. Il est préférable en effet de ne pas dépasser trop longtemps les 120°C.

Avec de la Motul 15w50, il me faut environ 13 à 15 kms (et 15 minutes) pour obtenir les 80°C alors même qu'il fait plus froid (environ 7 à 8°C) que lors des essais avec la Castrol RS 10w60.

Ma pression d'huile est de 3,5 à 4 bars au ralenti un fois l'huile en température, cela avec la Castrol RS 10w60. Avec de la Motul 15w50 (mise par le garage à la dernière intervention), je constate une pression d'huile inférieure de 0,5 bar quasiment tout le temps. J'obtiens alors entre 3 et 3,5 bars une fois la voiture en température. A l'accélération, mon manomètre affiche toujours aux alentours de 4,5 bars.

La température d'eau reste sur le premier trait tant que je roule et même si je roule très vite ou dans les tours. Dès que j'ai des phases d'arrêt (feux rouges, stop, etc..) la température peut monter doucement jusqu'au deuxième trait. Le ventilateur se déclenche alors jusqu'à ramener l'aiguille à l'horizontale et ainsi de suite jusqu'à ce que je retrouve une voie dégagée.

Mes plaquettes de freins avant Ferodo Racing DS 2500 auront tenu presque 25.000 kms. Les pneus arrières Pirelli PZero Rosso en 255/40/17 ont fait aussi 25.000 kms sachant que les 5.000 derniers kms ont été parcourus au témoin d'usure (très bien sur le sec, un peu délicat quand il pleut mais il suffit de le savoir). Tout cela a été fait avec une conduite modérée et un usage loisirs parfois sportif mais pas très souvent étant donné que la voiture était en "finalisation" pendant une bonne partie du temps.

Depuis l'installation de l'horamètre, la voiture a parcouru 13.000 kms et le moteur a tourné 212 heures. Cela amène à une moyenne de 61 km/h environ, tenant compte de tout : les temps de chauffe et de refroidissement, les feux, stop, embouteillages, etc...